.____Tu penses aux gens que tu as perdus, ceux qui reviendront & ceux qui ne reviendront pas. Tu te remémores tout ces moments passés avec eux & tu te dis que c'était ça 'la vrai vie'. L'insouciance de ta jeunesse. Tu sais, ces gens que tu as lâchement abandonnés & ceux qui t'ont eux aussi laissé. Que reste-t-il de tout ça désormais ? Rien, strictement rien. Et le pire c'est que tu n'as pas le moindre pincement au coeur en y repensant. Parce que les gens changent et toi aussi, vous évoluez tous dans le même monde mais différemment. C'est con mais c'est comme ça. Tu t'en veux et puis finalement tu t'en fou. Tu t'en fou parce que à ton age, on s'en fou de tout. Mais au fond, tu sais très bien que tu regrettes. Tu détestes ce que tu es devenu, chaques jours tu te demandes ou tu vas & comment tu vas réussir à sortir de cet impasse.
____Ce que tu ne sais pas c'est que ce qui t'attend est bien pire. Oui parce que comme tout le monde, une fois dans ta vie tu aimeras vraiment. Et comme tout le monde une fois dans ta vie tu pleureras. Mais tu n'es pas comme tout le monde, toi tu n'oublieras pas. Tu auras beau partir des centaines de fois & revenir autant de fois, tu auras toujours dans un coin de ta tête son visage dessiné avec l'eau de tes larmes, avec le sang qui coule dans tes veines, et sa voix qui résonne comme quand tu pleure dans les toilettes d'un bar minable, tu sais cet endroit morbide mais dans lequel tu te rends pour oublier ta peine. Il te manque, c'est sur; ça crève les yeux. Pourtant, tu veux pas l'avouer, tu veux pas en parler, tu veux rien faire pour que ça passe, tu veux pas que ces larmes se transforment en rires; parce que tu sais, faire le deuil c'est ça, transformer les pleurs en rires, transformer les larmes de tristesse en larmes de joie. Finalement, le deuil est peut être pas fait pour toi.
« Evidemment, tu l'aimes encore,
Ça crève les yeux mon dieu, tu l'aimes encore.. »